POÈMES et POÉSIES
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par lalasinoro
Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.
C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.
Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.
A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;
Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.
Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,
Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.
Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les contemplations)
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Publié le 10/08/2007 à 12:00 par lalasinoro
Femme noire, femme africaine,
Ô toi ma mère, je pense à toi...
Ô Dâman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos,
Toi qui m'allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas,
Toi qui, la première, m'ouvris les yeux aux prodiges de la terre,
Je pense à toi...
Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve,
Ô toi, ma mère, je pense à toi...
Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes,
Toi qui me réjouissais le coeur, toi qui, patiemment, supportais mes caprices,
Comme j'aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi !
Femme simple, femme de la résignation,
Ô toi, ma mère, je pense à toi...
Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons,
Ma pensée toujours se tourne vers toi,
La tienne à chaque pas m'accompagne, ô Dâman
Comme j'aimerais encore être dans ta chaleur, être enfant près de toi. ...
Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère ,
Merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, si loin, si près de toi !
Camara LAYE
L'Enfant Noir (1953)
Publié le 10/08/2007 à 12:00 par lalasinoro
Des avalanches d'or du vieil azur, au jour
Premier et de la neige éternelle des astres
Jadis tu détachas les grands calices pour
La terre jeune encore et vierge de désastres,
Le glaïeul fauve, avec les cygnes au col fin,
Et ce divin laurier des âmes exilées
Vermeil comme le pur orteil du séraphin
Que rougit la pudeur des aurores foulées,
L'hyacinthe, le myrte à l'adorable éclair
Et, pareille à la chair de la femme, la rose
Cruelle, Hérodiade en fleur du jardin clair,
Celle qu'un sang farouche et radieux arrose !
Et tu fis la blancheur sanglotante des lys
Qui roulant sur des mers de soupirs qu'elle effleure
A travers l'encens bleu des horizons pâlis
Monte rêveusement vers la lune qui pleure !
Hosannah sur le cistre et dans les encensoirs,
Notre Dame, hosannah du jardin de nos limbes !
Et finisse l'écho par les célestes soirs,
Extase des regards, scintillement des nimbes !
Ô Mère qui créas en ton sein juste et fort,
Calices balançant la future fiole,
De grandes fleurs avec la balsamique Mort
Pour le poète las que la vie étiole.
Stéphane MALLARMÉ (1842 - 1898)
Publié le 12/08/2007 à 12:00 par lalasinoro
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues
Je t'aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu
Pour l'odeur du grand large et l'odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l'homme n'effraie pas
Je t'aime pour aimer
Je t'aime pour toutes les femmes que je n'aime pas
Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd'hui
Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille
Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t'aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne
Pour la santé
Je t'aime contre tout ce qui n'est qu'illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n'es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.
Paul Éluard (1895-1952),
- 1950 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Le Phénix "
Publié le 08/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
La Perle du harem
d'après Constant Joseph BROCHART
Lithographie de LAFOSSE, 64 x 50,3 cm
qlq poèmes dédiés aux femmes
Posté par ahcene mariche le 06.11.2007
je vous dédie ces qlq poèmes que j ai tiré de mes trois recueils de poésie en kabyle traduits en français :
1-Idh yukin (les nuits volubiles ) édité en juin 2005
2-Taazzult-iw (confidences et mémoires ) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (CONTUSIONS) édité en juillet 2007
Ces recueils ont été édités à compte d auteur je vous autorise de les publier et les diffuser.
ahcene mariche
La Perle
La perle parmi d’autres prunelles
N’est que perle simple et ordinaire.
Prise sous un autre aspect circonstanciel,
Sa valeur augmente les enchères.
À l’image de chaque demoiselle,
Jugée à l’écart, elle paraît super.
Tous les épis rayonnent d’élégance
À travers le champ de blé.
Sauf celui qui se balance
étant vide et léger.
Les femmes ont cette ressemblance,
Choisis celle qui est bien tournée.
L’argent ne peut être que l’argent,
Il est richesse pour son possesseur.
Il arrange même le comportement
De son éventuel porteur.
La broche accroît la séduction
De celle qui la met en valeur.
L’or est communément appelé or
Et aucun ne doute de sa valeur.
Pour en avoir, oh ! Combien d’efforts !
A l’image de cette mariée qui brûle d’ardeur.
Qui de nous n’apprécie le décor
Avec le ceinturon de perles ensorceleur ?
Les femmes qui se rassemblent en conseil
Disent plus de mensonge que de vérité.
La jalousie quand elle se réveille
Engendre toutes sortes de calamités.
Quant à toi, je te conseille
De choisir celle qui n’a rien articulé.
Choisis celle qui discerne,
Qui écoute plus qu’elle ne dit.
Devant elle, l’ennemi se prosterne
Mais réservant de l’égard à l’ami.
Elle ne connaît ni rancœur ni baliverne,
De joie et de paix, elle entoure sa vie.
Dieu, en façonnant sa créature,
A bien su prendre ses dispositions.
Il l’a doté de deux oreilles à sa mesure
Et d’une seule bouche nécessairement.
C’est ainsi qu’il a clôturé sa procédure,
L’homme doit donc saisir sa raison.
Ahcene Mariche
Siteweb :
http://ahcenemariche.free.fr/
Une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle a bien plus de prix que les perles.
(la Bible)
Les descriptions de femme ressemblent à des vitrines de bijoutier.
On y voit des cheveux d'or, des yeux émeraude, des dents perles, des lèvres de corail. Qu'est-ce, si l'on va plus loin dans l'intimité !
[Jules Renard]
Extrait de
son Journal (1887-1892)
Publié le 08/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
qlq poèmes dédiés aux femmes
Posté par ahcene mariche le 06.11.2007
je vous dédie ces qlq poèmes que j ai tiré de mes trois recueils de poésie en kabyle traduits en français :
1-Idh yukin (les nuits volubiles ) édité en juin 2005
2-Taazzult-iw (confidences et mémoires ) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (CONTUSIONS) édité en juillet 2007
Ces recueils ont été édités à compte d auteur je vous autorise de les publier et les diffuser .
ahcene mariche
Sois toi-même
Sois toi-même simplement,
Ne te mêle guère de la voisine.
Ne t’acharne point et évite l’émulation,
Qui veut se défouler, tambourine.
Tu connais qui t’a doté d’un nom
Quand il prête serment il ne le piétine.
Chacune est enfouie dans sa pèlerine,
Toi aussi, reconnais et protège ton bien.
Chacune s’identifie à sa racine,
Toi aussi respectes ce que tu détiens.
Elève-le vers des cimes qui culminent,
Que seul l’érudit atteindra.
Tant pis pour qui veut se dénuder
Ou celui qui dans la déchéance échoue.
Quant à toi, préserve bien ton respect,
Evite qu’on le traîne ou on le bafoue.
Les joncs n’engendrent guère de madriers
Et quel intérêt attends-tu d’un bambou ?
Tu es charmante telle que tu es,
Tu es un être exceptionnel !
Imiter l’autre, à quoi bon d’essayer
Puisque tu es déjà très belle.
Admets donc tes capacités
Et tu susciteras une jalousie sans pareille.
Apprécie tes points forts
En estimant les tares d’autrui.
Ta valeur émergera dès lors
Et par tes soins sera agrandie.
D’autres t’envient mais tu ignores
Tout le rang dont tu jouis.
Ahcene Mariche
Siteweb :
http://ahcenemariche.free.fr/
Publié le 09/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
qlq poèmes dédiés aux femmes
Posté par ahcene mariche le 06.11.2007
je vous dédie ces qlq poèmes que j ai tiré de mes trois recueils de poésie en kabyle traduits en français :
1-Idh yukin (les nuits volubiles ) édité en juin 2005
2-Taazzult-iw (confidences et mémoires ) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (CONTUSIONS) édité en juillet 2007
Ces recueils ont été édités à compte d auteur je vous autorise de les publier et les diffuser.
ahcene mariche
JE VEUX TE VOIR HEUREUSE
Je veux te voir heureuse
Libérée de tous soucis
Avec tes amies épanouies
Rien ne te terrifie
La face contre le vent toute étourdie
Des ailes te soutenant de chaque côté
Laisse donc ton cœur prendre l’envol la haut dans le ciel
De très haut tout sera net et si loin du sol
Tu verras tout ce qu’on t’a raconté si c’est réel
Ce qui est bon, tu en prendras soin tel un symbole
Et le reste tu le laisseras emporter par flots
Laisse tes jambes marcher à leur volonté
Abreuve tes yeux et étanche leur soif
Les oreilles toutes ouie
Verrouille ta langue au fond du palais
La réponse à toutes tes questions
Te sera rapportée par tes expériences
La meilleure école est la vie
Que de gens y sont instruits !
Vous égarés voyez et apprenez
Regardez ce qui est arrivé au bœuf usé
Sachez que le semeur du vent
Ne récolte qu’une tempête de tourments
C’est la lumière qui éclipse les ténèbres
Celle qui te sera apportée par le savoir
Il n’est jamais trop tard pour bien faire
Que celui qui a bonne intention aille voir !
Et toi - jette tes pas vers l’avenir tout prêt
Dès que tu es résolu et vois clair !
ahcene mariche
Siteweb :
http://ahcenemariche.free.fr/
Publié le 09/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
Magnanime du latin
magnus, grand et
animus, qui veut dire « esprit »
Dont la générosité se manifeste par la bienveillance et la clémence
qlq poèmes dédiés aux femmes
Posté par ahcene mariche le 06.11.2007
je vous dédie ces qlq poèmes que j ai tiré de mes trois recueils de poésie en kabyle traduits en français :
1-Idh yukin (les nuits volubiles ) édité en juin 2005
2-Taazzult-iw (confidences et mémoires ) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (CONTUSIONS) édité en juillet 2007
Ces recueils ont été édités à compte d auteur je vous autorise de les publier et les diffuser.
ahcene mariche
JEUNE ET MAGNANIME
Si jeune que tu es, grande est ton importance
Douce tourterelle, beauté et magnificence
Si jeune que tu es, cœur grandiose
Sensible à volonté, pétale de rose
Si jeune que tu es, esprit large et immense
Dis moi, qu’est ce qui le hante, d’où son essence ?
Éveillée, idées géniales
Rose épanouie, jolies pétales
Érudite, et savante, rien d’égal
Nous sommes fiers de toi belle agate
Suis ton chemin, sans crainte
Même si demain cache des craintes
Vers son nid tu suivras le serpent
Sans crainte de morsure ou de sifflement
Ne reculant point et pas de découragement
A la tête un gnon lui assénant
Suivant ton itinéraire droit devant
Sachant ou te menant
Peu importe sa longueur
Peu importe sa lenteur
Accablant ou apaisant !
Ton voyage le poursuivant
Allant vers le but debout tenant
Même incertain et fuyant
Si tu as besoin de renfort
Nous demeurons à tes côtés
Si tu as besoin d’or
Nous te servirons à volonté
Mais persévère dans ton essor
Ton entourage sera exalté
ahcene mariche
Siteweb :
http://ahcenemariche.free.fr/
Publié le 09/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
qlq poèmes dédiés aux femmes
Posté par ahcene mariche le 06.11.2007
je vous dédie ces qlq poèmes que j ai tiré de mes trois recueils de poésie en kabyle traduits en français :
1-Idh yukin (les nuits volubiles ) édité en juin 2005
2-Taazzult-iw (confidences et mémoires ) édité en mai 2006
3- TIDERRAY (CONTUSIONS) édité en juillet 2007
Ces recueils ont été édités à compte d auteur je vous autorise de les publier et les diffuser.
ahcene mariche
FEMME
Pour moi, femme est une pierre précieuse
Dont la valeur est éternelle
On a beau couvrir son corps de soie hideuse
Ou l’enrouler dans une poussière telle
Qu’une fois nettoyée et vue à la veilleuse
Elle vous paraît à nouveau encore plus belle
Le passé ne m’intéresse guère
Nous avons tous notre histoire
Celui-ci, des mauvais jours a souffert
Celui-là, se lamente et rime sans vouloir
Tel jouit des chemins tracés avec repères
Tel autre, la vie semble être une pente, vas y croire
Innocents à la naissance, tels des feuilles blanches
Que de pages, à présent, sont remplies d’écritures,
Les mois et les ans se succèdent comme des avalanches
Entraînant dans leur sillage tant d’aventures,
Tandis que l’homme est indifférent, tel une roche,
En bien ou en mal, il en a cure
Hier, chacun où il était, à continuer d’exister
Loin et éloigné du vœu de son cœur
Tel est le caprice du temps, en cette heure
Une cognée retrouvant sa manche et son bonheur
En moi rien du tout n’y a changé
Ainsi j’aime son affilé.
Ils m’ont critiqué ceux qui me jalousaient
Me disant que peut-il te plaire en elle?
Ce que tu as ramené est une souillure
Que les fleuves ne peuvent rendre pure !
Si un jour je peux leur prêter mes yeux sûrs
Ils vont en jouir et aimer jusqu’à son murmure
Son pas avait glissé et le mien aussi, que tant de torture !
Ne dites pas que vous n’avez pas fauté, dites je jure
Que ce soit involontaire ou non, ne soyez pas si sûr !
Chacun ce qui lui est arrivé de si dur
Inutile de regretter le passé et le ressasser toujours
Trop tard, c’est notre histoire foisonnée de blessures
Ce qui reste à faire à présent
Désormais, il est vrai et grand temps
Chacun voyant le destin l’y attendant
Et le chemin y menant connaissant
Inutile de meurtrir l’autre et le blessant
De l’obscurité, il faut s’en sortir, maintenant
Pour nous, une nouvelle aube est née avec le soleil levant.
ahcene mariche
Siteweb :
http://ahcenemariche.free.fr/
Publié le 09/11/2007 à 12:00 par lalasinoro
Oh ! Toi père, le meilleur des pères,
Je le dis et je le répète.
Il n’a ni semblable, ni pair,
Dans la liste des pères complète.
Il est bon, je le préfère,
Merci Dieu, pour ta bonté parfaite.
Il est doux, connaisseur et savant,
De sa bonne éducation, il m’a forgé.
Il n’est pour personne indifférent,
De la justice, il fait sa primauté,
Il n’a que des amis, point d’opposants
On le sollicite souvent pour sa bonté.
Il s’est instruit à l’école de la vie
Et les préceptes de la religion.
Jeunes et vieux, tous réunis,
L’adorent et le choisissent comme compagnon,
Au point où l’ensemble de ses amis
Voient en lui un exemple vivant.
Son visage est toujours souriant,
Un esprit large et généreux.
Combatif, de ses tâches s’occupant,
Son chemin est droit et rigoureux,
Il demeure la fierté de ses enfants,
Les conseillant d’être vertueux.
Si tous les pères ressemblent au mien,
Le monde changerait de visage.
Si tous les pères ressemblent au mien,
Le monde ne serait pas sauvage.
Si tous les pères ressemblent au mien,
Chacun respectera son entourage.
Quand je regarde autour de moi,
Oh ! Père, je t’aime davantage.
La sainteté que j’admire en toi
Elève en moi, le rang de ton image.
Etre ton fils me procure la joie,
Que Dieu puisse allonger ton age !
Ma tendresse envers toi est réciproque,
A chaque fois que tu me le fais sentir.
La fierté que je te procure est sans équivoque,
En faire part aux amis est pour toi un plaisir.
Je demande à dieu et je l’invoque
De prolonger notre union dans la joie, à l’avenir.
Mets ton béret (ton chapeau) avec engouement,
Sois hâbleur et hautain.
Tes espoirs sont réalisés maintenant,
Pour les filles et les garçons ; tu te souviens !
Vers toi, chacun de tes enfants
Est venu rendre hommage, un cadeau à la main.
Ahcene MARICHE